L'Olympien du siècle a disputé le meilleur match de sa carrière européenne avec Marseille à San Siro contre Milan lors du 1/4 de finale aller de Coupe des Champions en 1991. Il revient sur cette rencontre où les Marseillais avaient été «énormes» et évoque le match de mercredi prochain.
Quels sont vos souvenirs du match aller en 1991 à San Siro contre l'AC Milan ?
C'est une de mes meilleures rencontres de toute ma carrière autant dans l'émotion, dans l'intensité que tactiquement parlant. Ce jour-là, nous avons joué contre les champions d'Europe et nous avons été meilleurs. C'est un grand souvenir de mon passage à l'OM.
Le schéma tactique de ce match a été un chef-d'½uvre. Comment l'expliquez-vous ?
On s'est préparés pendant trois mois pour contrer le pressing des Milanais. On s'est tellement bien préparés que finalement, c'est nous qui avions fait le pressing sur les Milanais. C'est là où nous avions été très fort. Ce jour-là, on s'est rendu compte qu'une équipe française était capable de battre les meilleurs.
Le scénario était théâtral avec l'erreur défensive qui amène le but milanais, puis l'égalisation...
Avant le match dans le vestiaire, on s'était répété qu'il ne fallait surtout pas prendre de but dans le premier quart d'heure et à la 14e minute, on en prend un... Tous seuls, on a changé de configuration, sans que le coach nous dise quoi que ce soit. Ensuite, il y a le but... Puis Abedi Pelé qui tire sur le poteau... Cela avait été énorme de la part de tous les Marseillais. Si je ne devais retenir qu'un match de coupe d'Europe avec l'OM, ce serait celui-là. C'est un chef d'½uvre.
Que retiendrez-vous du retour au Vélodrome ?
On se souviendra de la panne d'électricité et des Milanais qui veulent rentrer aux vestiaires. On va aussi retenir notre manière de jouer. On a joué en équipe autant qu'à aller à Milan. On a empêché les Milanais de jouer. On a été récompensés par le but de Chris Waddle. A l'aller, c'était Abedi, Chris et moi, au retour, c'était Abedi, moi et Chris. C'était la marque de fabrique marseillaise.